pathetisme du quotidien. on avance sans savoir où on va. ou plutôt les jours défilent sans connaitre notre destinée. doit-on être optimisme pour pouvoir s'en sortir? dans un état de vape chimique, on est plus serein et acceptons plus d'évènements autour de soir, sans s'en rendre compte, ou devrait-on dire qu'on s'en contrefout. on ne sait pas ce qu'on devrait faire, dire ou penser pour évoluer et se développer. si seulement la santé pouvait persévérer pour y arriver. des douleurs physiques qui se répercutent en douleurs morales face aux regards des autres qui ne comprennent pas ce qui nous arrive. ces yeux de pitié que l'on croise sans arrêt dans la rue pour se rendre péniblement à la pharmacie. ces globes oculaires qui nous suivent avec curiosité malsaine, sans jamais proposer une haine quelconque. et si on fixe ces regards-là, ils disparaissent, plongés sur le sol, comme s'il devenait soudainement si intéressant. ces yeux qui se relèvent dans le coin de l'oeil au bout d'un moment, et qui s'enfuient à nouveau quand ils voient qu'ils sont encore observés. je hais ces gens qui n'affrontent pas les gens qui souffrent; mais se regorgent secrètement d'espoir en voyant qu'ils ne sont pas si mal lotis que ça finalement. je déteste ces caractères minables qui n'osent même pas regarder en face la douleur qui pourrait être leur un jour comme un autre. et tout ça, sans compter les murmures qu'on entend une fois qu'on est passé devant quelques personnes. "qu'est-ce qu'elle a? tu crois qu'elle va s'écrouler? c'est bizarre non?" Pff, tristesse. tristesse pathétique des gens ordinaires qui ne pensent même pas qu'on aimerait ne pas être regarder dans le dos, qu'on voudrait se faire oublier parce que, si on est sortis, c'est bien parce qu'on n'a pas le choix. et que leurs regards nous mettent si mal à l'aise qu'il en amplifie la douleur initialement physique...